18 novembre 2006
Un dernier pour la route
Le doyen du club des Vieux Briscards de l'auberge :
Message de Manfred : Ostie ! Si tu cliques sur le dessin, y'a une photo bonus, c'est pas une niaiserie t'sais.
17 novembre 2006
Les effets du bol de capuccino bu trop rapidement
Les 24H de réflexion, par rapport à l'appart' rue Baludry, écoulées, il fallait faire un choix.
Poursuivre la quête ou jouer la sécurité d'une piaule pas mal mais libre dans 10 jours ?
Dans ces cas-là, une seule solution, manger des sushis. A la deuxième bouchée le choix doit être fait.
Le dernier maki était le meilleur : thon rouge-concombre, un classique.
Le choix ? Oui à Jean-Alain Charlebois. Oui à 10 jours supplémentaires chez Jean où on est plutôt bien.
Un coup de fil est donné. J-A nous attend.
J-A est accordeur de piano. Il nous scrute, nous explique comment ça se passe, bois une grande lampée de capuccino.
Deux secondes passent.
Un rot retentissant s'échappe alors malgré la tentative d'étouffement de son auteur.
-BROUFFF-
Une complicité s'installe. L'appart' est pour nous. Nous payons le premier loyer.
Rendez vous le 30 septembre pour les clés et chapeau l'artiste.
J-A a certes des problèmes de contrôle des remontées gastriques, mais il a quand même l'air sympathique.
« O toi, accordeur de piano,
Tu as un air de Charlebois.
Ton café, ne le bois pas trop chaud,
Une petite lampée a la fois. »

16 novembre 2006
"Boucle d'Or et l'ourson échangiste"
[...suite de l'article du 15 novembre 2006.]
Les trois appartements se ressemblent étrangement, même mobilier, mêmes sanitaires, même organisation, même étage, même balcon. Seuls changent quelques cadres et la superficie des lieux. Ils nous sont montrés dans l'ordre croissant, si bien que nous nous transformons peu à peu en Boucle d'Or.
La confiance s'installe, mais, au lieu de nous endormir dans le lit le plus douillet et boire dans la bonne tasse, nous notons que le comportement du concierge farceur est de plus en plus frénétique.
L'intervalle entre chaque boutade se raccourcit de plus en plus. L'ourson sort alors du bois, lorsque nous lui expliquons que nous dormons dans une chambre pour quatre à deux lits doubles.
"L'ourson : Deux couples ?
Nous : Oui
L'ourson : Dans une même chambre ?
Nous : Oui
L'ourson : Deux couples ?
Nous : Oui
L'ourson : Ca se tient, ça se tient.
Nous : ?
L'ourson : C'est une belle réalité...votre réalité !
Nous : ?"
Et lui de nous expliquer les moeurs très libres qu'il partage avec nombre de ses congénères. L'échangisme est selon lui généralisé dans tout le Québec. Une sorte de tradition. Surtout pour les gens de sa génération, nés a la fin des 50's.
L'ourson : "Héhéhé...Ca se tient, ça se tient... - remontée de lunettes (axée centrale) - Héhéhé...- remontée de lunettes (axée centrale) - Héhéhé..."
Boucle d'Or ravie d'avoir fait ta connaissance Ourson Fougueux, et ravie d'avoir appris informations complémentaires sur peuplade québécoise, mais Boucle d'Or prendre congé.
Concierge rigolo mais lits dans cuisine. Boucle d'Or retourner réfléchir chez Jean.

15 novembre 2006
Punk's not dead
Galvanisés par le mystère du string rose, notre 3eme jour de recherche d'appartement sera le dernier.
1ere visite : Rue St André, quartier Ville Marie
Notre contact : Yvan, punk et urbaniste
Signe particulier : prononciation aléatoire et difficilement compréhensible
.
.
Deux appart' sont offerts à nos yeux ébahis : l'un est sans lumière et occupé par un étrange fan d'un étrange zizou. L'autre : rien ne fonctionne, sauf le gaz, resté allumé pendant une durée inconnue de tous.
Les diverses explications énoncées en langage codé n'ont pas été comprises. Peut être nous prend-t-il pour quelqu’un d'autre, quelque adepte d'une communauté obscure. Une communauté ayant construit son langage en engloutissant des quantités significatives (et sans doute purificatrices) de fromage blanc ou autre matière grumeleuse à texture comparable.
Attitude adaptée : la feinte. Laisser entendre une certaine forme d'intérêt pour les lieux, prétendre un besoin de réflexion, et fuir, vite, sans laisser de trace.

2eme visite : Rue de la Roche, quartier du Plateau
13h17 / 18*C a l'ombre / Ciel dégagé
Etat de la mer : calme / Attitude de recherche : offensive
Notre contact : Jean Roger, concierge
Signe particulier : la cinquantaine hilarante. Une blague, jeu de mots ou calembour toutes les 3 phrases. Effet de style toujours clôturé par une remontée de lunettes, index droit, axée centrale. Le numéro est impressionnant.
Trois studios sont à visiter : le plan Boucle d'Or se met en place.
A suivre...
14 novembre 2006
Les gens d'chez Jean - suite


13 novembre 2006
Nuit blanche pour string rose
Quand la nuit ne tient qu’à un fil
Le contact avec la vie sauvage est une expérience qui marque à jamais dit-on. C'est sans doute vrai en plein coeur de l'Himalaya, de l'Amazonie ou de l'Atacama. Que dire lorsque ce contact arrive en plein centre ville de Montréal, métropole de près de 2 millions d'habitants ?
C'était une nuit noire telle que nous les avions connues depuis notre arrivée. Seul changement, en entrant dans la chambre, de nouvelles valises et divers effets personnels non identifiés étaient disposés sur le lit double à côté du notre. Au vu des articles exposés : deux filles de taille différente. Soit, ça fait partie du jeu de la vie en auberge. Nous serons sans doute réveillés dans la nuit.
La fatigue est importante, le sommeil s'installe très rapidement.
Plus tard, impossible de préciser d'avantage, le code d'ouverture de la porte de la chambre est réalisé avec précision mais sans la moindre délicatesse sonore. Nous ouvrons un oeil. Deux silhouettes féminines entrent dans la chambre et prennent place sans allumer la lumière. Riche idée.
Le sommeil tombe à nouveau, peu après le retour du silence. Le monde des rêves est enfin en accès libre.
C'est alors, au plus profond de la nuit, dans une stupeur grandissante, qu'un grondement se fait entendre. Un bruit sourd, discontinu, proche, tellement proche. Tout est noir, aucune lumière ne transperce.
Une machine ? Un sèche-linge ? Un marteau piqueur ? Un bulldozer ? Non, c'est bien dans la chambre.
Que faire ? Allumer la lumière qui se trouve à 1,10 mètre de hauteur et 0,60 de côté par rapport au pied le plus proche ?
Non impossible, trop d'inconnues pèsent sur ce grondement. Trop de danger.
La façon dont "ça" semble lié à un système de respiration nous indique que c'est animal. Sans doute un énorme animal, capable de faire trembler murs, vitres et meubles.
Où est donc cette bête ?
Etant donné la taille de la pièce accueillant 2 lits de 2m de large collés au mur avec un espacement maximal d'1,20m, elle ne peut être que sur le lit de nos deux voisines inconnues. Les pauvres. Pour elles, il est déjà trop tard.
Des bruits de bouches macabres se font de plus en plus présents. Nous n'osons esquisser le moindre mouvement. Blottis l'un contre l'autre, sous les couvertures, tournés vers l'autre mur, nous demeurons prostrés. L'instinct de survie sans doute.
Une des deux silhouettes était assez imposante. La bête se contentera peut être du menu, déjà copieux, offert par le lit d'à côté. La bête semble s'apaiser, les bruits s'estompent quelque peu. Le temps est alors aux tergiversations.
Qu'est-ce exactement ?
Etant donné le coffre, un ours semble le plus probable, du moins au niveau du volume. En revanche, au niveau de la localisation géographique, la thèse manque un peu d'aplomb.
Certes, quelques cookies choco-nougatine traînent sur la table de chevet, mais tout de même, pourquoi notre chambre ? Et comment ?
Toutes ces questions resteront sans doute sans réponse. Par un mystère absolu, le sommeil est à nouveau tombé. Une chute du taux d'adrénaline ? Un gaz émis par la bête ?
Nous n'avons pas eu le temps de tenter la réaction préconisée par le manuel de survie de Sullivan J. Turner, expert mondial, en cas de rencontre inopinée avec un ours : la fuite lente à reculons et en sifflotant (pour signifier sa non-hostilité).
Toujours est-il qu'au petit matin, quand la lumière fut revenue, un nouveau mystère nous attendait.
Aucune trace d'effraction, de griffe, de morsure, aucune tâche de sang. Les victimes, ainsi que leurs valises et divers effets personnels non identifiés avaient disparus. Seuls éléments restants : quelques poils et cheveux sur le sol, les draps en boule sur le matelas. Au pied de notre table de chevet, un morceau de tissu rose. Quelques dentelles, aucun doute : il s'agissait d'un string rose.
Un string rose. Une seule certitude dans un tel moment de confusion, il s'agit d'un message.
Guillermo Lamour et Xiang Wang qui disparaissent, un appartement mou sans doute piègé...
Un string rose ? Un animal féroce (disposant du code d'entrée) ? Qui pouvait avoir une telle maîtrise de la vie sauvage ? Que veut-on nous faire comprendre ? De quoi cherche-t-on à nous écarter ?
Une enquête devait être menée. Pas question de faire machine arrière, nous étions déjà trop impliqués. Qui d'autre que nous pouvait mener l'enquête ? Personne ne nous croirait. Nous connaissions d'avance les réactions dubitatives et sarcastiques face au récit de notre expérience.
"Il ne s'agissait que d'un fort ronflement humain"
"De mémoire d'homme, on a jamais vu de bête sauvage de la taille d'un ours roder sur la rue Julien"
Diantre ! Rien n’est plus incrédule qu'un autochtone assis sur ses certitudes et son confort urbain. Et de toute façon, à qui faire confiance ?
Il s'est bien passé quelque chose de sauvage, sauvage mais programmé, dans la nuit noire du vendredi 22 septembre 2006 au 4136 Henri Julien Montréal QC Canada.
Nous devons savoir de quoi il en retourne, il en va de notre survie. Une nouvelle journée s'annonce, gardons jusqu'au bout cette lucidité. Ne cédons pas à de faciles extrapolations...
Nuit blanche pour string rose - suite

PS : Message de Manfred : t'as-tu cliqué sur la dernière image ?
NDLR : Désolé pour les commentaires supprimés sous le texte de la bete (erreur de manip'), envoyez-nous des nouveaux commentaires et surtout des KitKats Chunky.
11 novembre 2006
La jungle immobiliere
Apres nous être remis de nos émotions récentes et enorgueillis d'avoir échappé aux griffes de Guillermo Lamour, notre quête pouvait se poursuivre. " Jeune coupl. rech. appart.meubl. chauf. eclair. bien sit...." Acte 2, scène 1
Première visite : Jean-Georges et le choix cornelien
Rendez-vous à 16h30 rue Laurier près du quartier "Petite Patrie". Nous retournons sur des terres italisantes. Comme pour dire : M. Lamour nous n'avons pas peur de vous.
Au lieu-dit, on croise une connaissance, la titi macrobiotique (voir illustration Dark Side). Sortant de la visite du dit appartement, elle semble intéressée. Une lutte sans merci s'annonce.
On visite enfin un premier appartement, un 3 1/2. Son loyer : $550 plus toutes les charges, aucun meuble. Le propriétaire a l'accent du coin, il n'en a pas pour autant la sympathie. Sa piaule non plus, elle est hideuse, sombre, minuscule.
Le maître des lieux, Jean-Geoges, nous fait comprendre qu’on n’est pas les seuls sur l'affaire, que c'est lui qui fera le choix final, qu'il veut des garanties...
Dans ce cas, une seule chose à dire : Salut Jean-George. Salut l'artiste.

Seconde visite : Jean-Alain et Jean-Louis, amis pour la vie
Jean-..., Jean-..., Jean-... A croire que pour pretendre à la provincialité québécoise, la carte d'identité doit contenir au moins un Jean.
La visite s'effectue rue Baludry, appart' un brin sombre, en rez-de-chaussée, mais bien quand même. Il est dans une cour tranquille, relativement spacieux, parquet, briques apparentes, tout équipé et à loyer modéré. Le hic : libre dans 10 jours minimum.
10 jours quand on est arrivé depuis trois jours, c'est énorme. On décline à moitié.
Jean-Alain : le proprio à faciès Charlebuesque
Jean-Louis : l'actuel locataire au regard fou.
Deux personnages qui pourraient faire leur réapparition. On s'accorde 24h pour trouver mieux, et surtout inspecter le quartier, "Ontario Terrassa", juste au sud du Plateau. Le coin semble d'une étrange tranquillité. Seul un dealer au coin d'un jardin pédagogique (sur les plantes médicinales d'ailleurs) nous donne une indication sur la pègre locale.
Troisième visite : Chez Mamou chérie, tu peux l'faire ton party
Vidés par les heures de marches et de prospection, on rentre. Une dernière tentative nous attend cependant au coin des rues Berri et Roy.
Une maison verte, une affichette, une sonnette molle.
On sonne. Hum?
On sonne. C'est éclairé à l'intérieur mais personne ne répond.
N'écoutant que notre courage, on note le numéro de téléphone On cherche une cabine. On la trouve. On compose le numéro A partir de là, tout va très vite. Tout s'emballe. Une femme répond : je suis là. Venez.
Retour devant la maison verte, une mamie ouvre. Le ton est jovial. Les boutades fusent sur notre incapacité à faire sonner une sonnette molle.
La visite démarre. Le sol est également mou, jamais le parquet flottant n'a autant mérité cette appellation. Le studio est assez étroit et vide, complètement vide. Le doute s'installe. Notre interlocuteur l'a bien compris. Tous les arguments sont alors bons pour nous appâter. Après une première salve sans effet, l'argument choc tombe, comme un couperet. Il s'agit là de son dernier atout :
"T'as qu’à acheter des meubles gonflables mon chéri. Tout simplement."

Les événements qui suivent sont flous, les souvenirs s'emmêlent. Le temps est à son tour devenu mou. Qui es-tu Mamie "Chéri" ? Qu'as-tu fait ? D'où vient cette obsession du mou ?
Mou du genou, mou d'la fin. Nous nous envolons, telles des bulles de savon.
La nuit noire est tombée. La loi de la gravité est également de retour. Une bonne nuit et nous y verrons plus clair.
Enfin, Croyait-on…
10 novembre 2006
Chez Jean
Un rez-de-chaussée, deux étages, trois terrasses, des escaliers dans tous les sens, des matelas partout, parfois un rideau en guise de mur.
Sur les terrasses, des fresques très colorées, genre graphe cocotiers, avec écrit, sur celle du haut "Heureux qui comme Ulysse...", sur celle du RDC : "... a fait un beau voyage".
Dans la cour fermée, à peine une petite porte creusée dans la clôture en bois et surtout : un combi VW. Ce van semble flotter dans les airs. Il est surélevé d'un mètre et peint comme une navette spatiale de série Z. Peuvent y dormir, 2 à 3 personnes. Bien sûr, 2 à 3 personnes pouvant faire abstraction de l'histoire sexuelle, sûrement débridée, que porte l'engin. Il s'agit quand même d'un combi, natif des années 60, appartenant a un vieux hippie, voire beatnik, ayant roule sa bosse : Jean.
Bariou, Jean Bariou.

Irais tu dormir dans sa vieille garçonnière ?
PS : une planche viendra dans les prochains jours nous en dire plus sur ce personnage a la fois sympathique (bien que bourru) et mystérieux.
" Jeune coupl. rech. appart.meubl. chauf. eclair. bien sit. typiq. pas cher. disp. de suite " Acte 1
Notre première quête sonnait déjà comme un défi.
Premier jour.
Tous mous, seulement quelques recherches Internet et papier. On prend des numéros, des adresses. On fixe deux rendez-vous. Fin de la première journée de recherche, approche très prudente. Tourisme.
Deuxième jour.
L'heure du réveil passe de 5h47 a 7h53. On prend le rythme. Croit-on.
10h30 : un rendez vous crucial au fin fond du quartier Rosemont à une heure de marche de l'auberge. 30 minutes de plus que le temps estimé.
Notre homme se nomme Guillermo Lamour. Au téléphone : accent italien très fortement prononcé, respiration irrégulière.
10h33 : arrivée devant le 5419 rue Masson. Notre lieu de rendez-vous. Personne n'y est encore.
L'ambiance est étrange. Une certaine électricité plane dans l'air, comme si quelque chose de terrible allait arriver. Beaucoup de vieilles personnes, toutes sont ornées d'une casquette.
18% Logo de firme pétrolière
53% Marque automobile
17% Equipe de sport
12% logo inconnu ou identifie sans certitude.
10h47 : Fin du sondage casquette. Toujours sans nouvelles de Guillermo Lamour. Toujours personne, sauf le soleil qui a fait sa réapparition. La tension disparaît peu a peu.
La population autochtone, réputée pour son instinct infaillible, se détend, sourit à nouveau, relève un peu la visière de leur couvre-chef fétiche.
Tous l'ont senti. Tous, sauf nous. Guillermo Lamour ne viendra pas. A quoi avons nous échappé?
Nous ne le saurons sans doute jamais.
10h59 : retour vers le Plateau en passant par le jardin botanique, le stade olympique, la station de Metro Pie IX.
13h57 : Van Gogh - Café des Arts - Café Internet. Pointe de pizza a $1,99 (+taxes).
Le lieu est tenu par un type très souriant.
Nom de code : Muffin Man
Particularités : Voir Michel Leeb
Découverte d'une annonce répondant exactement à notre requête.
Le contact : un certain Xiang Wang - 514-837-9712
25 cents dans une machine Bell (appelée ici : téléphone). On touche au but.
Du moins, croit on.
Il s'agit d'un faux numéro. Ou alors, un numéro supprimé suite à l'échec de Guillermo Lamour.
Trop de mystères se succèdent. Tenons nous sur nos gardes. Quelqu'un ou quelque organisation obscure semble gêné, voire apeuré, de nous laisser nous installer, ici, sur ce qu'ils pensent être leur territoire.
Messieurs Guillermo Lamour et Xiang Wang, vous êtes des salauds ! Des salauds !
Mais vous ne nous faites pas peur. Mafia et yakuzas n'entraveront pas nos projets. Notre quête continuera coûte que coûte.

Retour à l'auberge Chez Jean
Le lieu est très accueillant, et une fois appréhendé, même apaisant, malgré les va-et-vient constants de djeun's tuant le temps. En grande majorité, il s'agit de français squattant là pour une nuit, trois mois, un an ou plus si affinités.
Une certaine solidarité silencieuse règne au petit déjeuner sur les balcons et terrasses. Chacun y émerge, à son rythme, de la soirée passée. Passée dans le temps, pas encore dans la tête et le foie pour certains.
La proximité se fait ressentir partout. Devant les douches, au spot Internet, à la glande (retour en terrasse, profiter des derniers moments de chaleur), au téléphone, à la glande, au déjeuner dans les cuisines, à la glande...
Cette proximité favorise les rencontres rapides. Le fait d'être tous plus ou moins dans l'inconnu (relatif), nous met sur un pied d'égalité (relative également). Une sorte de complicité se met en place avec certains, une certaine animosité avec d'autres. Des repères sociaux s'installent.

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